samedi 13 mars 2010

Drood de Dan Simmons


Après Terreur, bien que la chute me soit parue un peu rapide, je me suis jetée sur Drood sans même prêter plus d’attention que ça au sujet du roman, il m’a simplement suffit de voir que l’histoire se situait à Londres au XIXe siècle avec Charles Dickens.

Ce roman nous présente les cinq dernières années de la vie du grand écrivain, l’ « Inimitable ». Il commence lors de l’accident de train qui a failli lui coûter la vie en 1865. Le narrateur, Wilkie Collins, ami et concurrent de Dickens nous raconte le drame et l’obsession naissante de Dickens pour  un personnage sombre du nom de Drood. Il nous présente un Dickens tout à la fois adorable, éternel enfant plein de vie, et détestable de par son intolérance et son égocentrisme. Cependant, mon attention s’est posée sur les changements chez Collins qui d’un être raisonnable se transforme au fil des pages en toxico parano (il consomme du laudanum en doses de plus en plus importante et finit par aller se perdre dans les fumeries d’opium d’un Londres très noir).
Ce roman qui parfois souffre de longueurs nous entraîne dans le Londres littéraire du XIXe siècle, les mondains et autres pique-assiettes mais aussi dans les bas-fonds les plus sordides d’un Londres espérons-le oublié depuis longtemps, il sonde les profondeurs de l’âme d’écrivains ayant marqué l’Histoire tout en jouant sur les troubles manifestes de la drogue ou peut-être d’autres phénomènes si l’on en croit Dickens…
Quoiqu’il en soit, à lire !

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