Il y a encore quelques heures j'étais à la montagne...Et malgré le fait que le boulot va inévitablement recommencer, j'étais plutôt contente de rentrer (au moins j'étais entière, pas de plâtre, pas de bobo) et la nuit en train couchette, je trouve ça plutôt sympa, ça a un petit côté désuet qui me charme toujours...
Et voici notre train qui arrive enfin avec sa fameuse couchette de seconde.
Après nous être un peu battus avec les bagages, nous sommes enfin installés, le contrôleur passe.
- pas de souci, vous pouvez fermer la porte, le train est vide...
J'en profite pour piquer le lot oreiller-couverture en trop, je suis frileuse !
Bercée par le doux va-et-vient du train, je commence à sombrer dans les bras de Morphée.
Un arrêt, deux arrêts... puis soudain, la porte s'ouvre à moitié, reste coincée (ben ouais, on l'avait fermée cette porte !) et une femme nous dit que c'est son compartiment...
- rhââ mais le train est vide...
- c'est mon compartiment, tout est fermé, j'ai déjà réveillé des gens à côté !
- ok... voilà, c'est ouvert...
- mais où sont les couvertures...
- ah bah... elles sont là...
- mais pourquoi vous les avez ouvertes... c'est un peu désagréable... quand même... je vais aller faire une réclamation au contrôleur...
-...
Et la voilà qui ne va pas voir le contrôleur et qui s'installe en couinant...
Je pense très fort : "putain ta gueule !!!"
Puis soudain elle se lève et commence à bidouiller le chauffage...
- ben oui, il fait toujours beaucoup trop chaud dans les couchettes... Je baisse... évidemment si quelqu'un a froid, vous pouvez remonter un peu...
Elle se recouche avec MA couverture et Orphée commence à tousser, tousser de sa bonne grosse toux pleine de bronchite.
- Mais... c'est pas contagieux ? Il faut qu'il prenne du sirop...
- Il a déjà pris du sirop, j'ai pas de solution miracle !
Quelques minutes passent, elle s'endort, pas nous...
Plus le temps passe plus j'ai froid... à 2 heures, j'en peux plus, j'ai déjà pris mon anorak en couverture de secours... je suis frileuse ok mais là, ça caille sa mère, tant pis pour eux, je monte le chauffage....
J'attends... rien... ça caille ça caille ça caille !
Bilan des courses, la pouffe que j'ai insultée intérieurement toute la nuit a niqué le chauffage de tout le wagon, il faisait 5°, personne n'a dormi sauf elle qui ronflait de bon coeur...
Le prochain qui touche au chauffage je lui met une droite !


Alors bon, moi ça m'arrache doublement la gueule mais je me suis fait la même réflexion : je connais toutes les chansons qui passent sur nostalgie (mpfff)
RépondreSupprimerEt le chauffeur de taxi était la réincarnation de Guethenoc, aussi. Même accent, mêmes râleries attendrissantes. Mais sans la moustache. Pour un peu il nous aurait parlé de tartiflette : http://www.youtube.com/watch?v=ADTzu3_3bjg